Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
À l’occasion de cette commission administrative paritaire, l’UNSA Défense souhaite attirer votre attention sur plusieurs questions qui touchent directement à la place des personnels civils de catégorie A au sein de notre ministère.
Alors que les ambitions du ministère des Armées ne cessent de croître, que les organisations évoluent et que les exigences opérationnelles se renforcent, nous devons nous interroger sur la manière dont les compétences, les responsabilités et l’engagement de nos cadres civils sont réellement pris en considération.
L’UNSA Défense souhaite aborder le positionnement des personnels civils de catégorie A, en particulier ceux qui ont accédé à leur deuxième grade. Il n’est pas rare de voir des attachés principaux ou des ingénieurs civils divisionnaires de la défense, forts d’une solide expérience et d’une expertise reconnue, placés sous l’autorité hiérarchique d’officiers du grade de capitaine ou de commandant. Lorsque nous l’évoquons, il nous est régulièrement répondu que « la fonction prime sur le grade ».
Nous connaissons ce principe et ne le contestons pas, mais encore faut-il l’appliquer avec cohérence et réciprocité. Si la fonction prime sur le grade, elle doit aussi primer sur le statut civil ou militaire de celui qui l’exerce. Pourquoi, dès lors, les cadres civils expérimentés ne pourraient-ils pas accéder plus largement à des fonctions d’encadrement ou de direction aujourd’hui confiées à des militaires, lorsqu’ils disposent des compétences et de l’expérience requises ?