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<MetaDatas Nom_fichier="070402.xml" Date-création="" Date-modification="" Mots-clés="archive" Auteur=""/>
<Titre>Représentativité, (courrier de G. Larcher)</Titre>
<Sous-titre>Verre à moitié vide, Verre à moitié plein.</Sous-titre>
<Sujet></Sujet>
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<Article>
<Paragraphe>Cher(e)s Ami(e)s,</Paragraphe>
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<Paragraphe>Vous trouverez ci-joint la lettre que vient de m’adresser Gérard Larcher, ministre délégué à l’emploi, au travail et à l’insertion professionnelle des jeunes, sur la question de la représentativité syndicale.</Paragraphe>
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<Paragraphe>Il y a deux façon d’apprécier ce texte : soit on met l’accent sur le verre à moitié vide, soit sur le verre à moitié plein.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Commençons par le verre à moitié plein.</Paragraphe>
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<Paragraphe>C’est la première fois qu’un ministre en exercice se prononce officiellement sur la question de la représentativité syndicale dans un courrier officiel.</Paragraphe>
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<Paragraphe>Quel chemin parcouru depuis le temps - pas si lointain - où au seul mot de « représentativité » nos camarades confédéraux quittaient la salle.</Paragraphe>
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<Paragraphe>Les plus anciens d’entre nous noterons l’évolution notable, qui ne doit rien à la grandeur d’âme de tel ou tel, mais tout au travail patient et continu de l’ensemble des militants et des militantes de l’UNSA et qui se traduit par un développement important.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Car cette victoire - et il y a victoire – c’est d’abord la victoire de nos idées. Ce sont nos thèses qui l’ont emporté face au conservatisme de certaines confédérations et du Medef. Et de cela, il faut se féliciter.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Deuxième point intéressant : le ministre reconnaît que l’arrêté du 31 mars 1966, pierre angulaire de la représentativité actuelle «<space/>ne répond plus aux réalités de notre société et affaiblit la légitimité des organisations syndicales plus qu’elle ne la renforce.<space/>»</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Bravo ! Depuis 1993, nous ne cessons de le répéter. Qu’un ministre en exercice reprenne au mot près ce que nous affirmons depuis maintenant quatorze ans nous réjouit pleinement.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>C’est l’audience et donc l’élection qui sera le critère déterminant de la légitimité syndicale.</Paragraphe>
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<Paragraphe><g>Quelle audace, Monsieur le Ministre ! L’élection, critère de la légitimité syndicale dans un pays démocratique ? Vous n’y pensez pas !</g></Paragraphe>
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<Paragraphe>Vous prenez le risque que les salariés vous prennent au mot et votent dans le futur pour les syndicats de leur choix, grave responsabilité !</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Mais il y a aussi le verre à moitié vide. Car de l’audace, trop point n’en faut !</Paragraphe>
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<Paragraphe>C’est ainsi que le ministre veut limiter le nombre des salariés appelés à voter.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Il considère en effet que les salariés des entreprises de moins de dix - qui représentent en France près de quatre millions de salariés sur environ seize millions et demi de salariés du secteur privé, - ne participeraient pas au vote désignant les syndicats représentatifs.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Et cela tout simplement parce que, ne voulant pas choisir l’indicateur des élections prud’homales dans lesquelles l’UNSA peut figurer honorablement, le ministre en est réduit à choisir un suffrage de type censitaire qui prive de paroles un quart du salariat.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>On aurait pu penser que certaines confédérations, qui ne jurent que par le développement dans les TPE et les PME-PMI, hurlent au charron contre ce qui apparaît comme un déni de démocratie.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Ces confédérations qui dénoncent le salariat à plusieurs vitesses, s’accommodent curieusement fort bien d’une telle mesure qui fait des salariés des entreprises de moins de dix des salariés mineurs sur le plan de la démocratie sociale.</Paragraphe>
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<Paragraphe><g>A croire que les grands principes ne résistent pas aux intérêts de boutique !</g></Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Reste le morceau de choix de cette lettre. La réponse à cette question : quelles seront les organisations syndicales qui pourront se présenter au vote des salariés ?</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Le ministre apporte sa réponse : « le premier tour des élections professionnelles pourrait être ouvert à tous les syndicats légalement constitués, mais cette question devrait être déterminée par les partenaires sociaux dans le cadre de la négociation professionnelle. »</Paragraphe>
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<Paragraphe><g>Ce sont donc nos amis confédérés qui décideront si l’UNSA peut ou non se présenter au vote des salariés. On est là dans la galéjade.</g></Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Ce sont ceux qui organisent la tombola qui en sont les premiers bénéficiaires.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Vous l’aurez compris, même si les choses évoluent profondément; ce n’est pas sur les bases de cette lettre que l’on va fêter la nuit du 4 août du syndicalisme</Paragraphe>.
<brsmall/>
<Paragraphe>Dans la réforme de la représentativité syndicale que l’on voit se profiler les derniers pas seront les plus difficiles tant les intérêts en jeux sont importants.</Paragraphe>
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<Paragraphe>En ce qui nous concerne, nous ne lâcherons rien !</Paragraphe>
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<Paragraphe>Cordialement.</Paragraphe>
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<Paragraphe ALIGNEMENT="right">Alain OLIVE</Paragraphe>
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<Paragraphe><lien ID="representativite" HREF="divers/2007_04_02_representativite_larcher.pdf">Lettre de Gérard Larcher</lien> ministre délégué à l’emploi, au travail et à l’insertion professionnelle des jeunes, sur la question de la représentativité syndicale (pdf 873ko)</Paragraphe>
</Article>


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</Document>