<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="../_Babel/reunions_01.xsl"?>
<Document>

<MetaDatas Nom_fichier="070227.xml" Date-création="" Date-modification="" Mots-clés="archive" Auteur=""/>
<Titre>ECVET</Titre>
<Sous-titre>European Credits for Vocationnel and Education Training</Sous-titre>
<Sujet></Sujet>
<brlarge/>

<Article>
<Paragraphe ALIGNEMENT="center"><ig>Vers un système éducatif commun dans les Etats de l’Union Européenne ? C’est dans l’ère du temps, à terme, chaque individu résident dans la communauté européenne pourrait être évalué de façon identique dans sa scolarité, dans son cursus d’étudiant et dans le cadre de la formation tout au long de la vie. Les niveaux de formation et de compétence seraient lisibles dans l’ensemble des pays de l’union. Un BEP micro mécanique en Grèce aurait son équivalent en Belgique, un diplôme d’ingénieur agronome made in Italia aurait les mêmes objectifs pédagogiques et opérationnels que le diplôme de même nom en Pologne. Voici le dispositif ECVET.</ig></Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><g>ECVET</g>, est un dispositif européen qui permettrait d’uniformiser les apprentissages issus :</Paragraphe>
<Paragraphe><puce/>des savoirs ;</Paragraphe>
<Paragraphe><puce/>des aptitudes ;</Paragraphe>
<Paragraphe><puce/>des compétences.</Paragraphe>
<Paragraphe>Avantage : l’écolier, l’étudiant et l’adulte (salarié ou non) suivent des actions de formation ou des enseignements lourds dans n’importe quel pays de la communauté européenne qui sont de facto reconnus dans toute l’Europe.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><g>ECVET</g> est un projet qui prend forme. Sa complexité est toutefois réelle. Imaginons l’ensemble des pays de la communauté européenne qui institue une certification identique de tout ce qui traite de près ou de loin à la formation de l’individu dans le cadre :</Paragraphe>
<Paragraphe>de son statut d’étudiant ;</Paragraphe>
<Paragraphe>de sa formation initiale professionnelle ;</Paragraphe>
<Paragraphe>de sa formation continue.</Paragraphe>
<Paragraphe>Et ce, quels que soient les domaines et les niveaux !</Paragraphe>
<Paragraphe>Il va sans dire qu’ECVET prendra forme seulement et seulement si la commission européenne s’implique largement. Une expérimentation à petite échelle sera nécessaire.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><g>ECVET</g> en quelques mots</Paragraphe>
<Paragraphe>Toutes les formes d’apprentissage font l’objet d’une évaluation et/ou d’une certification uniformisée. Tous les niveaux sont concernés. Les certifications sont obtenues par le biais du cumul d’unités elles-mêmes affectées de points.</Paragraphe>
<Paragraphe><s>Exemple</s> : un niveau de formation BAC+2 pourrait être affecté de 360 points répartis en 10 unités de 20 à 50 points chacune. L’architecture ainsi normée serait institutionnalisée au niveau européen.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><g>ECVET</g> – un projet ambitieux – une réflexion par secteur d’activité et de métier imposera  des partenariats pour l’ensemble des systèmes publics et privés impliqué dans les enseignements. Or, les acteurs et décideurs sont très disparates selon les Etats dont certains organisent déjà des validations et des certifications. La France a instauré la Validation des Acquis Professionnels (VAP) en 1992 puis la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) en 2002.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><g>ECVET</g> prône la capitalisation des savoirs, aptitudes et compétences à l’image de la VAE. Ce nouveau dispositif bousculera les habitudes en instaurant la transparence, la confiance et la coopération entre tous les Etats de l’Union au travers de leurs instances compétentes.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe ALIGNEMENT="center"><ig>Si le projet arrive à son terme, un pas supplémentaire en direction de la reconnaissance de la citoyenneté européenne sera réalisé. Vu la complexité de l’affaire et la sensibilité du domaine concerné, des années ne seront pas de trop pour favoriser une politique consensuelle : d’abord dans le cadre d’une expérimentation entre 2 Etats ; ensuite à un niveau plus élargi. La commission européenne reçoit ce mois-ci l’opinion des experts de l’ensemble de l’Union.</ig></Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe ALIGNEMENT="center"><ig>A suivre</ig></Paragraphe>
<brlarge/>
</Article>

<Paragraphe><hr /></Paragraphe>

<brlarge/>
<Sujet>Commentaires des représentants UNSA-Défense</Sujet>
<brlarge/>

<Article>
<Paragraphe>Les objectifs et les fonctions principales du dispositif ECVET sont globalement expliqués dans le document d’information qui nous a été remis avant la réunion du 27 février 2007.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Il ressort du dossier qu’une priorité dans la coopération européenne dans les domaines de la formation et de l’enseignement est un préalable pour espérer mener à bien le projet ECVET.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><gs>Rôle des autorités</gs></Paragraphe>
<Paragraphe>Les explications sont assez vagues. Certes, la commission européenne devra favoriser la diffusion de méthodologies les plus appropriées (p 16). Aucune précision n’apparaît pour abonder dans ce sens. Or, la politique volontariste de l’Union européenne, si elle n’est pas effective, ne pourra pas mettre sur les rails le projet ECVET. Une expérimentation entre deux ou plusieurs Etat ne pourrait pas faire l’économie d’un engagement ferme de la commission. Autre condition : les Etats concernés doivent afficher clairement leur motivation et leur unité dans cette affaire.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><gs>Description des unités (p 15)</gs></Paragraphe>
<Paragraphe>ECVET est particulièrement vaste (c’est une Lapalissade). Savoirs ! Aptitudes ! Compétences ! Tout y est, la nécessité d’attribuer des unités affectées de points est légitime pour une meilleure lisibilité. L’ampleur et l’extrême diversité du domaine de l’apprentissage laissent perplexe. L’auteur du document ne semble pas faire cas de cette complexité : dans son encadré il parle tout simplement d’unités dont les contenus « sont définis par l’autorité ou l’organisme compétent pour cette fonction ». La réalité est bien plus complexe que ne le laissent supposer les écrits… Evaluer des modules de formation ou des contenus pédagogiques n’est pas aisé, les membres de la Commission Nationale de la Certification Professionnelle ne le contrediront pas.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><gs>Validation des points (p 11 et p 12)</gs></Paragraphe>
<Paragraphe>Le document évoque une attribution de crédit d’apprentissage au formé qui, au retour dans son entité d’emploi se verrait valider ledit crédit. Pas logique ! Un système aussi vaste et sensible au niveau européen ne peut qu’établir une norme en amont de la mobilité (formation et enseignement). La validation est prescrite de facto dès l’engagement du salarié pour une action de formation dans un autre Etat. Si la formation est effectuée et les objectifs atteints, se poser la question d’une validation après coup est un non-sens…</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><gs>Partenariat</gs></Paragraphe>
<Paragraphe>L’auteur du dossier d’information n’est pas naïf, il explique clairement la nécessité d’une approche commune des États, d’une confiance mutuelle et de la prescription d’une assurance qualité entre les systèmes dédiés à la politique de formation et à la définition des filières d’enseignements et d’apprentissages au sens large du terme. Toutefois, n’ai pas perçu de développement sur la capitalisation des points et des crédits d’unité. Le contenu des conventions-types relatives au transfert des unités n’est pas non plus évoqué. Par ailleurs, les référentiels (au niveau européen) impliquent l’élaboration de protocoles particulièrement ardus… De nombreuses barrières culturelles à abattre en perspective. Il est incontestable que des expérimentations seront menées de-ci de-là. Pourtant, l’ampleur de la tâche ne transparaît pas dans le dossier.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><gs>Affectation des points (préambule du document)</gs></Paragraphe>
<Paragraphe>La démarche est cohérente et l’exemple d’un barème à 120 points n’est qu’une proposition qui a le mérite de nous faire avancer à la différence des autres chapitres du document qui nous laissent dans le vague (qui ? quoi ? comment ? quand ?...). L’attribution des points nous engage dans la problématique de référentiel des valeurs des savoirs, aptitudes et compétences. La discussion était intéressante lors de la séance du 27 février, nous n’étions que 8. Cela nous promet un vaste débat sans fin compte tenu de la philosophie des uns et des autres sur ce thème… Le sujet devra de surcroît être traité au niveau national alors ne parlons pas du niveau européen… Il faudra bien comparer (c’est un exemple parmi des milliers…) une 2ème année de BTS et un nombre d’actions de formation continue dans le même domaine, d’une semaine chacune, au profit d’un salarié possédant 20 ans d’expérience professionnelle.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><gs>Transparence</gs></Paragraphe>
<Paragraphe>Parler de transparence à ce niveau d’avancement du projet ECVET n’est peut-être pas opportun. Il ne faut pas perdre de vue cet aspect mais de nombreuses incertitudes demeurent. L’ampleur de la tâche qui nous attend est telle que l’on ne sait pas vraiment par quel bout commencer. Avant de se poser la question de la transparence ne faudrait-il pas avancer sur le thème du " comment " nous construisons ECVET ?</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><gs>Quels délais ?</gs></Paragraphe>
<Paragraphe>Très vaste ce projet !</Paragraphe>
<Paragraphe>Une réflexion sur une expérimentation dans un domaine précis et à une échelle restreinte est peut-être envisageable.</Paragraphe>
<Paragraphe>Exemple : Une vaste étude des spécialités proches de la " micro mécanique "  traitant les niveaux V, IV mais également les études supérieures (III, II, I). Prise en compte de façon concomitante du (très vaste) chantier sur l’ensemble des formations continues effectuées dans ce domaine de la micro mécanique. Y associer l’ensemble des partenaires pédagogiques et la CNCP. Nul besoin de préciser que dans le cadre d’un examen de cette ampleur, un partenariat entre deux pays dont l’approche est comparable soit un préalable.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Nous sommes partis pour une décennie dans le cas le plus favorable !</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe><gs>Conclusion</gs></Paragraphe>
<Paragraphe>Le fait même de se poser la problématique ECVET (donc au niveau européen) est une avancée réelle dont nous pouvons nous féliciter. Uniformiser en trois ou quatre ans tout ce qui touche de près ou de loin aux savoirs, aux aptitudes et aux compétences est ambitieux voire illusoire.</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>ECVET ne se cantonne pas aux seules études supérieures…</Paragraphe>
<brsmall/>
<Paragraphe>Restons humbles dans une expérimentation, limitons-nous à un domaine très restreint avec un partenariat limité (mais au niveau État). Essayons déjà de comparer une année d’étude d’un étudiant ou d’un lycéen avec la formation ultérieure d’un salarié. </Paragraphe>
<brlarge/>
<Paragraphe><lien ID="ecvet2" HREF="divers/2007_02_27_ecvet.pdf">ECVET</lien> : European Credits for Vocationnel and Education Training (pdf 85ko)</Paragraphe>
<Paragraphe><lien ID="ecvet1" HREF="divers/2007_02_27_com_ecvet.pdf">Commentaires des représentants UNSA-Défense</lien> (pdf 66ko)</Paragraphe>


<brsmall/><brsmall/><brsmall/><brsmall/>

</Article>
<brlarge/>
</Document>